Cette fresque a été réalisée dans le cadre de la dixième édition du festival d’art urbain de la ville de Boulogne-sur-Mer organisée en 2025.
Pour cette édition, deux immeubles au sud du centre-ville ont été choisis comme épicentre de l’événement, avec pas moins de 9 grandes fresques sur chaque immeuble ! (pour voir les autres fresques, cliquez sur les flèches de navigation de « Boulogne-sur-Mer »)
Sur ce deuxième immeuble, on trouve Fintan Magee.
C’est la deuxième œuvre boulonnaise de l’artiste, mais celle-ci il ne l’a pas créé seul, il s’est associé avec un artiste d’art contemporain australien Abdul Abdullah.
« Abdul Abdullah est peintre mais n’a jamais réalisé de mur. Malgré tout, nous avons évoqué l’idée d’une collaboration il y a longtemps et pour moi, c’est devenu évident sur ce mur à Boulogne-sur-Mer » nous dit Fintan Magee.
Cette œuvre un peu décalée nous parle de la place de l’art dans l’espace public et les musées.
«Cette œuvre une évocation de l’art public en France. J’ai choisi différents objets qui font un peu référence au colonialisme français comme la tête de pharaon, des objets orientaux, un ensemble de thé marocain dans un style de nature morte que j’apprécie. Abdul apporte son côté graffiti avec ce personnage un peu drôle et décalé, sa signature, par rapport au reste du tableau. Ce personnage sort du parquet tel un égyptologue à la découverte de quelque chose. L’idée n’est pas de juger mais de poser la question de la relation entre les œuvres d’art, les musées et l’art dans la rue. C’est cette relation que nous voulons creuser. Qu’est-ce que l’on doit rendre ou garder ? Quel symbole, quelles valeurs cela représente pour nous de montrer des œuvres d’art venus d’autres pays ? »..